LE JEU

Au Québec, les jeux de hasard et d'argent se retrouvent sous différentes formes comme les casinos, les jeux de cartes, les loteries, les " gratteux ", les bingos, les appareils de loterie vidéo, les courses de chevaux et les paris sportifs.

Le jeu excessif est semblable à la dépendance à l'alcool et aux drogues. Par le jeu, la personne ayant un problème de jeu excessif maintient un ensemble de comportements qui mettent en péril sa vie personnelle, familiale ou professionnelle et celle de son entourage.

La dépendance au jeu est caractérisée par une perte de contrôle continue ou périodique, une progression dans les sommes jouées et dans la fréquence et la participation au jeu. Le jeu prend de plus en plus de place dans la vie de la personne ayant un problème de jeu excessif, comme l'obtention d'argent pour continuer à jouer, avec toutes les conséquences négatives que cette activité peut comporter.

Quelques statistiques

-
Au cours des 22 derniers mois, il y a eu 33 décès par suicide reliés au jeu excessif. Seulement pour l'an 2001, en date du 7 novembre, 13 décès par suicide ont été relevés.
-
Les personnes ayant un problème de jeu excessif peuvent engloutir en moyenne 7000 $ et plus par année.
-
83% des personnes ayant un problème de jeu empruntent de l'argent à des amis, parents ou établissements bancaires pour rembourser des dettes de jeu.
-
Des études réalisées au Québec indiquent que près de 13 000 adolescents et adolescentes et plus de 117 000 adultes présentent un problème de jeu excessif. 11% des adolescents de 13 à 17 ans auraient des problèmes reliés au jeu et, pour 3% des adolescents, il s'agit de jeu excessif. Par ailleurs, 38% des jeunes de moins de 18 ans ont déjà reçu des billets de loterie en cadeau et, dans 34% des cas, ceux-ci provenaient des parents.

Selon Statistiques Canada :

-
Les trois quarts des adultes canadiens ont dépensé de l'argent pour une forme quelconque de jeux de hasard en 2002 et la majorité l'ont fait sans problème. Toutefois, un peu plus d'un adulte sur vingt était un joueur excessif ou risquait de le devenir, selon une nouvelle étude. Cette étude permet d'estimer que 1,2 millions d'adultes canadiens risquaient de connaître un problème de dépendance au jeu ou étaient des joueurs compulsifs. Au Québec, 4,6% des joueurs risquaient de devenir des joueurs excessifs.
-
En 2002, quelques 18,9 millions d'adultes canadiens ont dépensé 11,3 milliards de dollars pour une forme quelconque de jeu. Ce montant était de plus de quatre fois supérieur au 2,7 milliards de dollars enregistrés 10 ans plus tôt.
-

En 2002, 76% des canadiens ont déclaré s'être adonnés au jeu au cours de la dernière année, dont quatre sur dix sur une base hebdomadaire.

-
Une personne sur quatre qui choisissait entre autres le jeu sur les ALV était un joueur à risque ou éprouvait déjà un problème de jeu excessif, confirmant ainsi l'observation fréquente selon laquelle les ALV sont la "cocaïne" de l'univers du jeu.
-
Environ 18% des joueurs excessifs ont déclaré avoir envisagé le suicide au cours de l'année précédent l'enquête, soit six fois la proportion (3%) correspondant aux joueurs sans problème.
-
Les données révèlent la nature insidieuse du jeu excessif : 27% des joueurs à risque modéré et 64% des joueurs excessifs voulaient renoncer au jeu au cours de l'année précédent l'enquête, mais estimaient en être incapables. Environ 56% des joueurs excessifs ont tenté de se libérer de leur dépendance, mais sans y parvenir.

Finalement, il est important de préciser qu'on distingue trois types de personnes ayant un problème de jeu, dont voici les caractéristiques :

Jeu récréatif
Jeu problématique Jeu excessif
- Sans problème
- Divertissement
- Loisir
- Activité sociale
- Milieu récréatif
- Quelques problèmes
- Culpabilité
- Querelles
- Épisodes dépressifs
- Grandes dépenses
- Remboursement des pertes
- Nombreux problèmes et gravité de la dépendance
- Dépression
- Pensées suicidaires
- Divorce
- Dettes et pauvreté
- Criminalité